L’Internet des Objets : perspectives

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D’après Mathieu Weill et Mohsen Souissi, respectivement Directeur Général et Responsable R&D de l’AFNIC, « L’Internet des Objets est une extension de l’Internet actuel à tous les objets pouvant communiquer, de manière directe ou indirecte, avec des équipements électroniques eux-mêmes connectés à l’Internet ».

Il y aura 24 milliards d’objets dans l’Internet des Objets d’ici 2020 (15 milliards en 2015).
Les entreprises seront les premières concernées par l’IoT, qui leur permettra de réduire leurs coûts de production, d’augmenter leur productivité et de se développer sur de nouveaux marchés ou de proposer de nouveaux produits. Après les entreprises, ce seront les gouvernements qui adopteront le plus l’IoT, suivis par les consommateurs.

D’après Accenture, L’IIoT (Industrial Internet of Things ou Internet des Objets industriel) pourrait apporter 14,2 mille milliards de dollars à l’économie globale d’ici 2030.

Qui dit augmentation du nombre d’objets connectés, dit également augmentation exponentielle de la quantité d’informations relevées. C’est tout l’enjeu du Big Data : relier ces informations entre elles, et aux données déjà en possession de l’entreprise, puis les connecter aux applications de l’entreprise, pour déclencher des actions en temps réel, et enfin ajouter la dimension d’analyse et d’intelligence. General Electric Power,  par exemple, estime exploiter actuellement seulement 2% des données issues de ses turbines.

Selon le chercheur au MIT Ed Schuster, la capacité d’apprentissage des machines fait également partie de l’IIoT. La somme des machines intelligentes et connectées entre elles dans une usine confère au système des capacités d’analyse et d’auto-modification, qui lui permettent de s’adapter de mieux en mieux. Cela devrait résulter en une meilleure qualité et de plus grandes performances, avec moins d’intervention humaine.

Sources :http://www.automatedbuildings.com/news/may16/articles/cctrls/160425103202cctrls.html

http://www.businessinsider.com/iot-ecosystem-internet-of-things-forecasts-and-business-opportunities-2016-4-28?IR=T

https://www.accenture.com/t20150523T023647__w__/us-en/_acnmedia/Accenture/Conversion-Assets/DotCom/Documents/Global/PDF/Dualpub_11/Accenture-Industrial-Internet-of-Things-Positioning-Paper-Report-2015.pdf

https://www.accenture.com/us-en/insight-industrial-internet-of-things.aspx

http://www.cairn.info/revue-realites-industrielles1-2010-4-page-90.htm

http://internetofthingsagenda.techtarget.com/tip/What-the-Industrial-Internet-means-for-manufacturers

http://www.journaldunet.com/solutions/expert/64199/les-donnees-issues-de-l-internet-des-objets-sont-les-leviers-de-croissance-de-demain.shtml

 

 

La conférence secrète d’Amazon sur la robotique

amazon-large_trans++qVzuuqpFlyLIwiB6NTmJwfSVWeZ_vEN7c6bHu2jJnT8Une conférence secrète sur la robotique s’est tenue début mars à Palm Springs, en Floride. Intitulée MARS pour « Machine-Learning (Home) Automation, Robotics and Space Exploration », elle était organisée par Amazon, et n’était accessible que sur invitation. Elle rassemblait des experts en robotique, en exploration spatiale, en intelligence artificielle et en automatisation de la maison.

Les participants venaient d’horizons divers : on a noté la présence par exemple du réalisateur de films Ron Howard, du CEO d’Amazon Jeff Bezos, aussi bien que de scientifiques du MIT ou de dirigeants de sociétés spécialisées dans la robotique.

Ce n’est pas la première conférence « secrète » organisée par la société Amazon, qui rassemble chaque année les principaux écrivains mondiaux lors d’une retraite à Santa Fe au Nouveau Mexique. A l’instar de Google et des autres géants mondiaux, Amazon est engagée dans des projets de recherche qui sortent drastiquement du cadre initial de leur activité. Jeff Bezos a lancé en 2000 Blue Origin, une compagnie à vocation d’exploration spatiale.

Source : http://www.fastcompany.com/3058178/fast-feed/amazon-hosted-a-secretive-robotics-conference-in-florida

Nouvelle avancée dans les nanotechnologies : la lentille la plus fine au monde

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Une étude publiée dans le journal Light : Science and Applications détaille le développement de la nouvelle lentille la plus fine au monde. C’est à une équipe de chercheurs australiens que l’on doit cette avancée dans le domaine des nanotechnologies. La nouvelle lentille mesure 6,3 nm d’épaisseur, à comparer avec les 50 nm de la précédente, et 20 μm de diamètre.

Elle est fabriquée à partir de disulfure de molybdène, un cristal semi-conducteur capable de résister à de hautes températures. Grâce à un faisceau d’ions focalisé, les scientifiques ont enlevé des couches de matière atome par atome pour donner à la lentille l’épaisseur et la forme souhaitées. Une couche de ce cristal d’une épaisseur de 0,7 nm possède encore des propriétés optiques significatives.

Les applications potentielles sont multiples : lentilles pour caméras miniatures, écrans pour ordinateur ou télévision que l’on peut rouler ou plier, ou encore biomimétisme (yeux d’insectes par exemples). Pour un usage industriel, des recherches supplémentaires seront nécessaires afin de réduire les coûts de fabrication.

Sources :

http://www.techtimes.com/articles/140315/20160312/worlds-thinnest-lens-could-revolutionize-nanotechnology.htm

http://www.nature.com/lsa/journal/v5/n3/full/lsa201646a.html