Freelendease : une plateforme de crowdfunding 100% Région Grand Est

Freelendease

Freelendease est une plateforme de crowdfunding qui propose l’ensemble des possibilités dans ce domaine : financement par le prêt, par le don avec contreparties ou par l’investissement en capital. Sa spécificité est de s’adresser uniquement à des projets situés dans la région Grand Est, en proposant un financement de proximité : « Les contributeurs acceptent de prendre des risques si les projets sont proches de leur lieu de vie car ils y voient leur avenir et celui de leurs enfants. »

La plateforme a été lancée en 2015 par Laurent Koehl, serial entrepreneur, et Caroline Zubcevic, titulaire de diplômes dans la finance d’entreprise et dirigeante d’un cabinet de gestion de patrimoine. Ils viennent d’être rejoints par un nouvel associé, Matthieu Wentzinger, qui a co-fondé la startup Holodia en 2014.  Freelendease est née de ce double constat : d’une part un fort besoin des petites entreprises d’être soutenues, et d’autre part l’envie des contributeurs de soutenir le commerce local.

Laurent Koehl et Caroline Zubcevic proposent aux porteurs de projet un accompagnement, qui consiste en deux séances de deux heures, notamment pour bâtir le plan d’actions pour la campagne. Des formations plus approfondies sont également disponibles. Attirer des fonds sur un projet via le crowdfunding n’est en effet pas simple, et nécessite de mobiliser son propre réseau.

Quant aux plateformes de crowdfunding, un dispositif de communication efficace et un solide modèle économique sont indispensables à leur survie. Beaucoup se créent, mais malheureusement elles sont nombreuses à fermer 1 à 3 ans après leur création.

Espérons que Freelendease saura tirer son épingle du jeu. On souhaite bonne chance à cette belle initiative locale !

L’Internet des Objets : perspectives

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D’après Mathieu Weill et Mohsen Souissi, respectivement Directeur Général et Responsable R&D de l’AFNIC, « L’Internet des Objets est une extension de l’Internet actuel à tous les objets pouvant communiquer, de manière directe ou indirecte, avec des équipements électroniques eux-mêmes connectés à l’Internet ».

Il y aura 24 milliards d’objets dans l’Internet des Objets d’ici 2020 (15 milliards en 2015).
Les entreprises seront les premières concernées par l’IoT, qui leur permettra de réduire leurs coûts de production, d’augmenter leur productivité et de se développer sur de nouveaux marchés ou de proposer de nouveaux produits. Après les entreprises, ce seront les gouvernements qui adopteront le plus l’IoT, suivis par les consommateurs.

D’après Accenture, L’IIoT (Industrial Internet of Things ou Internet des Objets industriel) pourrait apporter 14,2 mille milliards de dollars à l’économie globale d’ici 2030.

Qui dit augmentation du nombre d’objets connectés, dit également augmentation exponentielle de la quantité d’informations relevées. C’est tout l’enjeu du Big Data : relier ces informations entre elles, et aux données déjà en possession de l’entreprise, puis les connecter aux applications de l’entreprise, pour déclencher des actions en temps réel, et enfin ajouter la dimension d’analyse et d’intelligence. General Electric Power,  par exemple, estime exploiter actuellement seulement 2% des données issues de ses turbines.

Selon le chercheur au MIT Ed Schuster, la capacité d’apprentissage des machines fait également partie de l’IIoT. La somme des machines intelligentes et connectées entre elles dans une usine confère au système des capacités d’analyse et d’auto-modification, qui lui permettent de s’adapter de mieux en mieux. Cela devrait résulter en une meilleure qualité et de plus grandes performances, avec moins d’intervention humaine.

Sources :http://www.automatedbuildings.com/news/may16/articles/cctrls/160425103202cctrls.html

http://www.businessinsider.com/iot-ecosystem-internet-of-things-forecasts-and-business-opportunities-2016-4-28?IR=T

https://www.accenture.com/t20150523T023647__w__/us-en/_acnmedia/Accenture/Conversion-Assets/DotCom/Documents/Global/PDF/Dualpub_11/Accenture-Industrial-Internet-of-Things-Positioning-Paper-Report-2015.pdf

https://www.accenture.com/us-en/insight-industrial-internet-of-things.aspx

http://www.cairn.info/revue-realites-industrielles1-2010-4-page-90.htm

http://internetofthingsagenda.techtarget.com/tip/What-the-Industrial-Internet-means-for-manufacturers

http://www.journaldunet.com/solutions/expert/64199/les-donnees-issues-de-l-internet-des-objets-sont-les-leviers-de-croissance-de-demain.shtml

 

 

La conférence secrète d’Amazon sur la robotique

amazon-large_trans++qVzuuqpFlyLIwiB6NTmJwfSVWeZ_vEN7c6bHu2jJnT8Une conférence secrète sur la robotique s’est tenue début mars à Palm Springs, en Floride. Intitulée MARS pour « Machine-Learning (Home) Automation, Robotics and Space Exploration », elle était organisée par Amazon, et n’était accessible que sur invitation. Elle rassemblait des experts en robotique, en exploration spatiale, en intelligence artificielle et en automatisation de la maison.

Les participants venaient d’horizons divers : on a noté la présence par exemple du réalisateur de films Ron Howard, du CEO d’Amazon Jeff Bezos, aussi bien que de scientifiques du MIT ou de dirigeants de sociétés spécialisées dans la robotique.

Ce n’est pas la première conférence « secrète » organisée par la société Amazon, qui rassemble chaque année les principaux écrivains mondiaux lors d’une retraite à Santa Fe au Nouveau Mexique. A l’instar de Google et des autres géants mondiaux, Amazon est engagée dans des projets de recherche qui sortent drastiquement du cadre initial de leur activité. Jeff Bezos a lancé en 2000 Blue Origin, une compagnie à vocation d’exploration spatiale.

Source : http://www.fastcompany.com/3058178/fast-feed/amazon-hosted-a-secretive-robotics-conference-in-florida

Nouvelle avancée dans les nanotechnologies : la lentille la plus fine au monde

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Une étude publiée dans le journal Light : Science and Applications détaille le développement de la nouvelle lentille la plus fine au monde. C’est à une équipe de chercheurs australiens que l’on doit cette avancée dans le domaine des nanotechnologies. La nouvelle lentille mesure 6,3 nm d’épaisseur, à comparer avec les 50 nm de la précédente, et 20 μm de diamètre.

Elle est fabriquée à partir de disulfure de molybdène, un cristal semi-conducteur capable de résister à de hautes températures. Grâce à un faisceau d’ions focalisé, les scientifiques ont enlevé des couches de matière atome par atome pour donner à la lentille l’épaisseur et la forme souhaitées. Une couche de ce cristal d’une épaisseur de 0,7 nm possède encore des propriétés optiques significatives.

Les applications potentielles sont multiples : lentilles pour caméras miniatures, écrans pour ordinateur ou télévision que l’on peut rouler ou plier, ou encore biomimétisme (yeux d’insectes par exemples). Pour un usage industriel, des recherches supplémentaires seront nécessaires afin de réduire les coûts de fabrication.

Sources :

http://www.techtimes.com/articles/140315/20160312/worlds-thinnest-lens-could-revolutionize-nanotechnology.htm

http://www.nature.com/lsa/journal/v5/n3/full/lsa201646a.html

Google vs Apple

Alphabet, la holding qui regroupe depuis 2015 Google Inc, ainsi que d’autres filiales comme Google X (complexe de recherche orienté robotique et intelligence artificielle) ou Google Ventures et Google Capital, vient de publier ses résultats financiers. Elle devient la première capitalisation boursière mondiale, dépassant de peu la société Apple, elle-même numéro 1 depuis 2012. Apple avait à l’époque ravit la place à ExxonMobil, un symbole fort de passage à l’ère de l’économie numérique.

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Cette évolution nous autorise à nous interroger sur la stratégie plutôt opposée de ces deux grands groupes : Google a une vision d’avenir, et n’hésite pas à investir des sommes faramineuses (3,5 milliards de dollars de pertes dans cette division) dans une recherche basée sur le long terme (les voitures sans chauffeur, la recherche sur la santé, sur l’intelligence artificielle, …). La société communique beaucoup sur ses activités, d’ailleurs elle prône la transparence, d’où la création de la holding Alphabet pour davantage de clarté dans les comptes. Apple est plus secrète, et reste dans des objets dans la tendance actuelle : montres connectées, smartphones. On attend de véritables nouveautés qui révolutionnent le marché et qui montrent que le nouveau PDG a une vision à long terme … comme ce fut le cas de Steve Jobs.

Sources :

http://www.clubic.com/video/le-debug/video-google-alphabet-depasse-apple-en-bourse-une-valeur-proche-mais-des-strategies-opposees-474892.html

http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20160202.AFP5180/alphabet-google-surpasse-apple-en-bourse.html

Les innovations technologiques de janvier

Voici un petit florilège des innovations technologiques qui ont retenu mon attention en ce début d’année. Certaines sont déjà commercialisées, d’autres ne constituent encore qu’un espoir pour les années à venir.

1. Connectez votre maison grâce à Mother

Mother et ses cookies

Un pas en avant a été franchi vers la maison connectée avec Mother et ses cookies, un concept inventé par Rafi Haladjian. Les cookies sont des capteurs, tous identiques, capables de mesurer la température et de détecter la manière dont les objets bougent, grâce à la Smart Motion Technology™. Ils peuvent équiper n’importe quel objet du quotidien : une bouteille d’eau, afin d’estimer la quantité d’eau bue, une porte d’entrée pour vérifier s’il y a eu intrusion, le réfrigérateur, pour mesurer la température à l’intérieur, et alerter sur l’ouverture de la porte.

Tous ces cookies communiquent avec Mother, qui réunit toutes les informations, accessibles uniquement par l’utilisateur via une tablette, un smartphone ou un ordinateur, et de nombreuses applications dédiées (prise de médicaments, qualité du sommeil, brossage des dents, mesure de température, …). Cette élégante innovation est déjà commercialisée.

2. Un vélo connecté

Grâce à la startup Smarthalo, c’est votre vélo qui devient connecté. Le dispositif conçu par cette société montréalaise fournit les informations que l’on pouvait imaginer : création d’itinéraire, suivi des données personnelles de l’utilisateur et géolocalisation. Mais les concepteurs ont pensé à la sécurité d’utilisation de leur système, qu’ils ont rendu minimaliste, pour ne pas distraire le cycliste : le boîtier sur le guidon s’allume uniquement lorsqu’il faut tourner, du côté gauche ou du côté droit.

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Autre ajout de sécurité : le vélo ne peut être utilisé que par le possesseur du smartphone qui a été initialement connecté au boîtier. Sinon, une alarme se met en route, jusqu’à ce que le propriétaire du vélo vienne l’arrêter. Le système sera disponible à partir du mois de juin, et immédiatement commercialisé à l’international. Bonne balade !

3. L’impression en 3D à partir de sable et d’énergie solaire

Belle initiative écologique, la SolarSinter, mise au point par Markus Kayser, un étudiant londonien, est une imprimante 3D très originale, puisqu’elle fonctionne par empilement de couches de sable solidifiées sous l’effet de l’énergie solaire. L’imprimante est capable de chauffer le sable jusqu’à 1000°C grâce à un système de loupes, et ainsi de fusionner les grains pour former une couche solide.

Le dispositif a déjà été testé à plusieurs reprises dans le désert, et est capable de construire des objets de plusieurs dizaines de centimètres, entièrement automatiquement.

4. Un capteur résorbable pour mesurer des paramètres cérébraux

Une équipe de chercheurs de l’Illinois vient de concevoir un minuscule capteur, mesurant un millimètre de long et moins d’un dixième de millimètre d’épaisseur, destiné à mesurer les variations de pression et de température à l’intérieur du cerveau de patients victimes d’un traumatisme cérébral. Il est constitué d’un circuit de silicium, enchâssé dans un polymère biodégradable, soudé avec du molybdène à des fibres de 10 microns d’épaisseur, elles-mêmes connectées à un émetteur radio de quelques millimètres. Le dispositif est implanté dans le cerveau, à l’exception de l’émetteur qui reste à l’extérieur. En quelques semaines ou mois, la puce se dissout dans les tissus, sans aucune toxicité et sans laisser de trace.

Ce dispositif est moins invasif que les capteurs actuels, et surtout, sa biodégradabilité rapide garantit un minimum d’infection. En effet, le matériel électronique permanent est un foyer d’infection. Si ce nouvel implant passe avec succès les tests chez l’homme, il pourrait être commercialisé d’ici une dizaine d’années.

5. Un navigateur dans Facebook

Mark Zuckerberg souhaite accroître le temps moyen passé par les utilisateurs sur Facebook. En organisant mieux les différents services du groupe grâce à un navigateur, il deviendra possible de naviguer au sein de la galaxie Facebook sans jamais avoir besoin d’en sortir. La raison ? Augmenter le budget vendu aux annonceurs bien sûr, grâce aux deux milliards d’utilisateurs cumulés de l’ensemble des applications (Facebook, mais aussi Instagram ou Messenger).

Cette nouvelle idée va-t-elle relancer le débat sur un OS développé par la société ? Un projet abandonné en 2013, mais qui reviendra certainement sur le devant de la scène dans un proche avenir.

6. Une solution pour la fin de la mortalité routière

La sécurité routière : voici un sujet qui revient régulièrement dans l’actualité. Afin d’améliorer les statistiques de mortalité, plutôt que de modifier le comportement des conducteurs, les constructeurs automobiles suggèrent plutôt… de se passer de conducteur.

L’amélioration de la sécurité sur les véhicules passe actuellement par l’assistance à la conduite : amélioration des technologies d’évitement, observation de l’état du conducteur (fatigue, ébriété), système de détection de piétons, … Mais d’après les constructeurs, la solution à long terme pour ramener à zéro le nombre de morts sur les routes réside dans des véhicules complètement autonomes. Volvo s’est fixé comme objectif que plus aucun conducteur ne trouverait la mort au volant de l’un de ses nouveaux modèles d’ici 2020.

Sous réserve que les équipements soient fiables… Les récents scandales ayant touché l’industrie automobile (GM, Toyota, les airbags Takata) n’incitent pas à une confiance absolue.